• le Professeur Michel Bounias

    Professeur de biochimie agronomique, Michel Bounias, chercheur à l'INRA d'Avignon (Institut National de Recherche en Agronomie) fût le récipiendaire des échantillons recueillis par les gendarmes sur le cas de Trans-en-Provence survenu le 8 janvier 1981.

    Michel Bounias avait fait sa thèse sur l'effet de radiations sur les plantes. Effets qu'il mesurait en effectuant un dosage des pigments par une méthode appelée chromatographie sur couches minces.

    Suite aux analyses qu'il réalisa sur les échantillons, il constata des différences très sensibles entre les échantillons prélévés à l'intérieur de la trace au sol, et ceux prélevés en périphérie extérieure de cette trace, et ce au niveau des équipements pigmentaires des plantes (Chlorophylles A et B, carotène, phéphytine, etc...).

    Intrigué, il a demandé à ce que des prélèvements soient faits, tous les mètres, jusqu'à une distance de dix mètres du centre de la trace. Il a alors constaté que la perturbation évoluait de manière extrêmement régulière en fonction de la distance et que le coefficient de corrélation, vis-à-vis d'un phénomène en 1/r2 (radiatif), était très élevé (0,99).

    Il en déduit que les effets constatés devaient être causés par un phénomène de type radiatif. Il en a rendu compte, en précisant qu'il ne voyait nul effecteur capable de produire une telle chose. Des essais d'explications basés sur des projections de ciment s'avérèrent vains.

    Bounias s'exprima librement dans les médias, mais il se borna à dire ce qu'il avait constaté. C'était un homme ouvert, un authentique scientifique. Mais c'était déjà bien au delà de ce qui pouvait être toléré.

    En faisant cela, Bounias montrait qu'il pouvait y avoir une donnée factuelle, objective, scientifiquement exploitable, liée au phénomène ovni, autre qu'un témoignage humain, lequel pouvait toujours être soumis à caution.

    La réaction ne se fit pas attendre : peu de temps après, sa hiérarchie le priva de crédits, de personnel, de locaux, et il se retrouva " déporté" , seul dans un bureau de l'Université d'Avignon, où il finit misérablement sa carrière, privé de tous moyens de recherche.


    Inexpliqué à ce jour, que ce cas ait été la conséquence de l'atterrissage d'un engin extra-terrestre ou qu'il trouve un jour une explication plus "terrestre", le cas de Michel Bounias illustre bien malheureusement le traitement réservé aux professionnels qui osent simplement dire publiquement toute vérité, lorsque celle-cie risquerait d'aller dans le sens de l'hypothèse Extra-terrestre.

    Ajoutons au passage qu'il fut un des tous premiers à signaler la toxicité des pesticides et leurs effets dévastateurs sur les populations d'abeilles (dans l'indifférence la plus totale).