• la Fausse Science : le "Paradoxe" de Fermi

    Le "paradoxe de Fermi" (attribué au physicien Enrico Fermi dans les années 1940-50) s'exprime ainsi :
    - la Terre est nettement plus jeune que l'Univers (de plusieurs milliards d'années)
    - si des civilisations technologiques non-terrestres existent ou ont existé dans la Galaxie, alors au moins une a développé et entrepris le voyage / la colonisation interstellaire
    - or on peut démontrer que la colonisation de la Galaxie ne nécessite que quelques millions d'années
    - donc on devrait en voir des traces autour de nous
    - or nous n'en voyons pas ! (les histoires d'Ovnis sont pour la plupart expliquées par des causes "terrestres" ou "humaines", et les traces dont on parle devraient "crever les yeux" et non pas être de fugitives apparitions)
    - ... donc ...
    - l'hypothèse de départ est fausse, et nous sommes la seule civilisation technologique (et probablement intelligente) dans la Galaxie !

    REPONSES

    Ce que vous venez de lire est un simple développement logique (ne reposant sur aucune base scientifique absolue et irréfutable) et non un véritable paradoxe scientifique. Mais il n'est logique qu'en apparence car :

    - Cela fait naître selon nous un second paradoxe : il entre en contradiction directe avec notre Intime Conviction, qui elle aussi est le fruit d'un simple développement logique (et non une base scientifique absolue et irréfutable elle non plus).

    A ceci nous répondrons que le "Paradoxe" de Fermi est dramatiquement anthropocentriste en ce qu'il n'intègre ni une éventuelle "supériorité"  technologique en matière de furtivité et de communications, ni en matière de maîtrise energétique ou de propulsion, ni la psycho-sociologie ni les points de vue politique et militaire de  civilisations non-terrestres potentiellement très en avance sur la nôtre .

    - De plus ce "paradoxe" comporte plusieurs lacunes de taille

    "on devrait en voir des traces autour de nous" : partant du principe qu'il existe nécessairement dans notre univers et dans notre propre galaxie (la Voie Lactée) de nombreuses planètes de type "Exoplanètes telluriques" susceptibles de réunir toutes les conditions nécessaires et suffisantes pour abriter une vie biologique massive et foisonnante (aux conditions plus ou moins proches de ou similaires à celles de la Terre), nos scientifiques cherchent donc ces planètes avec acharnement et ce depuis des décennies maintenant, engouffrant au passage des sommes d'argent vertigineuses dans le développement de super-téléscopes géants, d'observatoires fixes (sur terre) ou mobiles (satellites et sondes envoyés dans l'espace), toujours plus performants. Or, et à ce jour, de telles recherches,  avec nos outils de détection passés et actuels, sont restées vaines ou quasi inconsistantes.

    Le SETI reprends à son compte l'un des éléments constituants du paradoxe de Fermi en affirmant : "or nous n'en voyons pas !", tout en reconnaissant lui même et pourtant qu'en près de 50 ans, leur programme d'exploration n'a couvert qu'à peine 0.0000005% de notre propre galaxie (ce qui équivaut à réunir tous les océans de la Terre, à en prélever une misérable goutte d'eau, puis à explorer le contenu de cette goutte - Autrement-dit : quasi Rien !) et que le soit-disant "Paradoxe de Fermi" n'en est pas un.

    Il y a fort à parier que des civilisations non-terrestres, même technologiquement très évoluées ne vont pas s'acharner à "terraformer" (au sens de leurs propres critères) ni à coloniser le peu de planètes à potentiel faible ou inexistant que nous avons déjà identifié et étudié, mais plutôt celles, inombrables, que nous cherchons nous même sans avoir encore eu les moyens financiers, technologiques et humains de les trouver et donc de les observer, justement.

    Pour ce qui est de la phrase de conclusion de Fermi : "Les histoires d'Ovnis sont pour la plupart (alors pourquoi pas toutes ?) expliquées par des causes "terrestres" ou "humaines", et les traces dont on parle devraient "crever les yeux" et non pas être de fugitives apparitions" et de conclure "si les êtres non-terrestres existent, mais où sont-ils donc ?".

    L'astronome américain Carl Sagan, en bon "sceptique modéré" qu'il était, exprimait dans son livre "Cosmic Connection ou l'appel des étoiles" (1973, traduit en 1975) l'idée qu'il avait "pu y avoir quelques visites extraterrestres dans le passé, mais pas de nos jours car il n'y a pas d'Ovnis". Faut-il comprendre alors que ce qui se serait  possiblement produit par le passé ne pourrait subitement plus se produire pour ce qui concerne notre présent ?  Le voyage interstellaire que la théorie générale (fondée sur de nombreuses hypothèses rappelons-le)  interdirait encore aujourd'hui (selon certains "arriérés des sciences"), aurait-il donc été autorisé en des temps immémoriaux ? Est-ce bien sérieux allons ? Est-ce cela que l'on appelle la Science ?

    La question n'est en fait pas scientifique mais "extra-psychologique" et la réponse est simple : il est impossible de le savoir avec certitude en l'état actuel de nos moyens d'observation et de nos connaissances scientifiques.

    Il paraît évident qu'une civilisation technologiquement très en avance sur la nôtre aura développé des stratégies de furtivité et donc de "camouflage" surpassant largement les nôtres, tandis que nous commençons nous même à peine à entrevoir des solutions faisant appel à des méta-matériaux ( ici - ici ou  ici) "transparents" et/ou absorbants sur les plans optique et/ou acoustique (contre-mesures acoustiques) : trop absorbés que nous sommes nous mêmes justement, dans nos recherches en stratégies furtives. Par défaut, nous avons toujours trop tendance à nous considérer comme le nec plus ultra sur le plan technologique.

    Lapalissade anthropocentrique s'il en est !

    Dans un article datant de 2004, intitulé Inflation-Theory Implications for Extraterrestrial Visitation, des scientifiques font valoir que les possibilités de moyens de transport et de propulsion exotiques implicites dans l'actuelle et populaire théorie de l'inflation cosmologique augmente les probabilités de résoudre le "paradoxe" de Fermi. En d'autres termes, il semble aujourd'hui bien plus plausible que nous ne l'aurions jamais pensé auparavant que des ETs aient pu et auraient dû arriver jusqu'à nous. Ce qui renforce encore le poids de cette question de Fermi : "mais où sont-ils donc ?" !!

    Ce qui a poussé ces scientifiques à réexaminer et réévaluer l'hypothèse selon laquelle des êtres ou des sondes d'origine non-terrestres seraient présents sur Terre ou dans son voisinage proche. Ils soutiennent que des preuves de leur présence pourraient être trouvées dans certains rapports d'Ovnis de haute qualité.

    En d'autres termes donc, nous apprenons maintenant que l'absence d'êtres non-terrestres évoquée par Fermi dans son "paradoxe" n'était qu'une hypothèse et non le résultat d'une étude scientifique et d'une compréhension exhaustives de notre réalité !

    En tout cas, nous devons souligner que la recommandation de ces scientifiques de haut niveau vient en écho de ce que beaucoup de personnes ont toujours perçu du Phénomène Ovni.

    Mais bon, nous pouvons toujours faire des suppositions du genre : si des êtres non-terrestres sont bien à l'origine de certains PAN-D2, il y a fort à parier qu'ils ont de tout temps adopté une attitude "non-interventionniste", basée sur une observation plus ou moins discrète de notre planète et qu'ils s'appliquent à rester le plus furtifs possible. Peut-être pour ne pas "interférer" sur notre développement ou pour ne pas traumatiser ni déstabiliser nos civilisations encore trop primitives à leurs yeux.

    Dans ce cas, le fait est que, pour eux, notre technologie, de plus en plus performante, doit probablement commencer à leur poser quelques problèmes de ce point de vue là. (Radars, filtres, satellites de surveillance, caméras automatiques équipées de systèmes de spectroscopie par réseau de diffraction, appareils photos idem, etc...). Les mailles du filet se ressèrent un tout petit peu en tous cas.

    Et pour les anglophones :

    lire les Références de Pr. Michio Kaku

     

    Cet astrophysicien explique en substance que beaucoup de physiciens se réfèrent au programme SETI en disant : "vous voyez, nous avons sondé l'espace et nous n'avons pas trouvé de preuves de l'existence d'une vie intelligente à l'extérieur". Il exprime alors son désaccord sur ce point et explique qu'il ne pense pas que nous trouvions le moindre signal significatif de cette manière au cours des 100 prochaines années.

    - Car premièrement selon lui, nous n'avons scanné et sondé l'espace sur une distance que d'environ 100 années lumières alors que notre galaxie mesure une centaine de milliers d'années lumières et que les galaxies les plus proches de la nôtre sont situées à plusieurs millions d'années lumière de distance. Il explique donc que nous n'avons à peine et réellement exploré que le voisinage immédiat de notre système solaire à l'intérieur de notre propre galaxie.

    - Deuxièmement, il explique que nous scannons l'espace en ne tenant compte que de hautes fréquences radio très restreintes. Cela revient pour lui à ne chercher ses clefs - perdues n'importe où sur un immense parking plongé dans le noir - qu'uniquement autour du seul réverbère qui n'éclairerait qu'une infime partie de cette sombre étendue. Et à se voir demander - Q : "Pourquoi tu restes autour du lampadère ? Tu vois bien qu'il n'y a rien !?" - R : "Oui mais autour du lampadère j'ai de la lumière, au-delà, je ne vois rien". Il compare le champ restreint des seules hautes fréquences radio que nous scannons (parce qu'elles sont faciles à écouter) à ce lampadère en ce qu'elles ne permettent de scruter qu'une infime partie de notre espace voisin immédiat. Ce qui lui parait d'autant plus stupide de par le fait que selon lui, de nos jours, les scientifiques pensent que des civilisations scientifiquement avancées, voire capable de s'affranchir de distances d'ordre galactiques par la maîtrise d'énergies encore inimaginables pour nous autres terriens (bébés-scientifiques), n'utiliseraient pas des ondes radio hautes fréquences pour communiquer à travers de longues distances dans l'espace.

    Comme nous avons donc pu le constater ensemble, si le "Paradoxe" de Fermi reflète la vérité subjective de quelques-uns, elle semble loin de refléter celle reconnue et partagée par le plus grand nombre.

    Nous tenterons, dans le sujet suivant, une synthèse neutre et objective sur ce que la science a à nous apprendre du phénomène Ovni à ce jour :

    Synthèse et Conclusions