• Jean-Jacques Vélasco

    Jean-Jacques Velasco (né en 1946) est membre du Centre national d'études spatiales (CNES). Il a dirigé le Groupe d'étude des phénomènes aérospatiaux non-identifiés (GEPAN) puis le Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA).

    Carrière

    Velasco est titulaire d'un brevet de technicien supérieur d'optique. C'est à ce titre que, membre du CNES, il est engagé par Claude Poher en 1977 dans l'équipe du GEPAN, le premier organisme français chargé de l'étude des OVNIS. Il est alors chargé de développer "un instrument destiné à l'analyse et à la reconstitution des stimulis optiques rapportés par les témoins" lors des manifestations d'OVNIS, le SIMOVNI. En 1983, suite à la démission d'Alain Esterle, il devient directeur du GEPAN. Sous la direction de Velasco, le goupe perdit de l'importance et diminua son activité. En 1988, il est remplacé par le SEPRA, un organisme dont l'activité n'intéresse pas la hiérarchie du CNES et dont Velasco devient directeur. Il devra s'en occuper pratiquement seul, tentant tant bien que mal de se livrer à une étude rigoureuse et scientifique des OVNIS malgré la faiblesse des moyens mis à sa disposition. Après la dissolution du SEPRA en 2004, il a rejoint le service "Culture spatiale" du CNES.

    Il a par ailleurs été invité en 1997 au Symposium de Pocantico, un congrès mondial sur le phénomène OVNI. En 1999, il a collaboré à la rédaction du Rapport COMETA.

    Parallèlement, Velasco a été maire socialiste de Montgiscard de 1989 à 1995.

    D'abord sceptique face au phénomène OVNI, Velasco devient, au fil des enquêtes et des témoignages qu'il recueille, l'un des principaux partisans de l'hypothèse extra-terrestre pour expliquer le phénomène OVNI.

    Selon Velasco, si la grande majorité des OVNIS sont en fait des phénomènes naturels, des aéronefs terrestres, ou des canulars, une certaine partie d'entre eux (environ 13,5% des cas) présentent des performances aéronautiques tellement stupéfiantes que l'hypothèse d'engins extra-terrestres s'avère très plausible. De plus, le fait que de très nombreuses observations aient été faites à proximité de sites nucléaires militaires des puissances atomiques, aux États-Unis ou en France comme au plateau d'Albion, signifie, selon Velasco, que les OVNIS auraient un lien avec les activités nucléaires militaires.

    Ces hypothèses de Velasco ont été critiquées par le monde scientifique, au sein même du CNES, ainsi que par les Zététiciens. Sa défense de l'hypothèse extra-terrestre (HET) dans un livre publié avec courage en 2004 aurait peut-être fourni un prétexte au CNES pour dissoudre le SEPRA la même année pour créer à sa place le GEIPAN.

    Velasco est également très contesté par les ufologues conspirationistes. En effet, Velasco ne cache pas son scepticisme au sujet des enlèvements par les extraterrestres et autres implants extra-terrestres, et ne pense pas que le phénomène des agroglyphes ait un lien avec les OVNIS.